C’est reparti pour un (second) tour.

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J’ai été interpellé par certains à cause de mon silence. Il est vrai que je n’écris plus guère et même pour tout dire plus du tout sur mon blog.

Autre chose à faire, un peu de lassitude aussi. L’envie parfois de passer à autre chose. J’envisage une réécriture de la Bible. Le Coran je ne m’y risque pas. On n’est jamais à l’abri d’une fatwa. Il y a des barbus qui n’ont aucun sens de l’humour…

Bref, je n’écris plus. Et pourtant me direz-vous, ce ne sont pas les sujets qui manquent par les temps qui courent. En effet vous répondrais-je. Mais il y en a tellement que je ne sais pas lequel traiter. Alors je vais vous parler de tout en vrac. Ca risque d’être un peu long, mais il faut savoir ce que vous voulez… Enfin sur ce coup je sens que je ne vais pas me faire que des amis.

J’aurais pu vous parler de Fillon. Mais bon, la messe est dite. Il va falloir qu’il reste planqué parce que ça commence à tirer dans tous les coins. S’il s’était qualifié il serait aujourd’hui porté en héros et ceux qui l’ont soutenu du bout des lèvres s’en mordraient les doigts. Il n’a pas gagné et tous ceux qui ont de bonnes raisons de le haïr ne vont pas se priver de lui faire payer l’échec de la droite. Honte sur lui.

J’avoue que sur la fin je craignais que ça puisse le faire. A la dernière minute je pensais que l’électeur de droite récalcitrant allait voter pour la famille, sans enthousiasme mais par devoir. Finalement la morale l’a emporté. Parce que Fillon, ce n’est pas tant une histoire de justice que de morale. Même s’il est présumé innocent, il y a de l’indécence à se réclamer du Général et à se vautrer dans la petitesse. Même en admettant que son épouse ait travaillé, comment pourrait-il justifier de tels salaires, sur le compte joint, avec notre argent ? De toute évidence, même sur mesure, le costume était trop grand pour lui. Exit Fillon !

J’aurais pu vous parler des sondages. Pour une fois, depuis longtemps, ils ne se sont pas trompés. On nous expliquait que le Big Data qui avait prévu l’élection de Trump et le Brexit donnait Le Pen en tête et Fillon en second. Quand à Paul le poulpe, on ne sait pas trop ce qu’il aurait prédit vu qu’il est mort sans héritier, le pauvre…

Bon, le problème avec les sondages c’est qu’ils sont moins aujourd’hui un outil qui permet de connaître l’opinion des sondés qu’un instrument qui va influencer les électeurs dans leur choix. Quand les gens sont aussi indécis, aussi désabusés, finalement c’est le résultat du sondage qui va décider de leur vote final. Entre Mélenchon et Hamon, que l’écart se creuse et il se creusera encore plus. Qu’on le veuille ou non, au premier tour le vote devient d’abord utile, même parmi les votes dits de conviction.

Au second tour, les sondages actuels qui donnent Macron largement gagnant poussent à l’abstention ou au vote blanc. Mais si de ce fait l’écart se resserre alors, certains abstentionnistes pourraient décider de voter Macron, par nécessité. A moins que cela n’incite d’autres abstentionnistes à considérer que finalement la victoire de Le Pen étant à portée de main il faut y aller.

En fait, on n’en sait rien mais ça fait causer…

J’aurais pu vous parler de Mélenchon. J’ai beau essayer de me forcer, je n’aime pas Mélenchon. Cet homme est un caractériel et un grand mégalo qui essaie de la jouer démocrate alors que son parcours politique n’est pas convaincant sur ce point. Le coup de l’hologramme, personne n’avait encore osé. Mélenchon l’omniprésent !

Un démocrate c’est d’abord quelqu’un qui cultive la synthèse. La synthèse version Mélenchon c’est : tous derrière moi et ceux qui ne sont pas d’accord avec moi sont au mieux des cons, au pire des salauds. Ça a l’avantage d’être clair. Plus clair que le discours de Macron…

Choisis ton camp camarade, tu es avec nous ou contre nous et si tu es contre nous, nous nous en souviendrons. Son attitude envers les médias est rédhibitoire. Bref, le vieux discours trotskiste ripolinisé avec toujours le même terrorisme verbal qui est la marque de fabrique. Comme on dit : lambertiste un jour, lambertiste toujours.

L’homme est tellement démocrate qu’il est seul. Même s’il revendique quelques 450.000 groupies on ne voit pas très bien avec qui il constituerait un gouvernement tant son attitude est clivante. Même le PCF qui le soutient n’a droit qu’à un tout petit strapontin. Et pas question de sortir vos drapeaux camarades.

En plus, ses références ne sont que des dirigeants autoritaires : Castro, Chavez, Robespierre, Louis XI… Ou des personnages ambigus surtout connus pour leurs capacités de stratège ou leur aptitude à manipuler. Ça laisse quand même songeur pour un démocrate.

A part ça, il n’a pas que des mauvaises idées. Mais sur l’Europe quand même c’est du grand n’importe quoi. Il s’imagine quoi ? Qu’il suffit de dire je veux renégocier les traités pour que tous les autres pays de l’Union se mettent au garde à vous ? Angela va lui dire : mais bien sûr mon Jean-lucounet nous n’attendions que toi. Qu’est ce qui te ferait plaisir ?

Bref, autant dire tout de suite qu’on sort de l’Europe et de l’Euro et vogue la galère…

J’aurais pu justement vous parler de démocratie. La question est d’actualité. Les uns veulent mettre en place la 6è République, mettant la chose démocratique au centre de nos problèmes ; les autres estiment que l’urgence c’est l’économie et qu’il faut d’abord rétablir la compétitivité de la France pour rétablir le plein emploi. Quand la gamelle du peuple est bien remplie, le peuple, qui a la bouche pleine, ne pense pas à bêler.

Une chose est sûre, notre démocratie qui consiste à donner un mandat pour cinq ans à des personnes qui vont jouir d’une immunité et qui, une fois élues, ne pourront être démises est bancale. L’important dans notre système c’est l’élection. Après, au mieux on fait comme on peut.

Alors pour être élu, il faut promettre. Il faut présenter le plus beau programme. Il faut faire rêver. Il faut apporter des solutions aux problèmes et distribuer largement l’argent qu’on n’aura jamais. Pas le choix. Après, à l’épreuve des réalités, de la complexité des mécanismes, les élus ont cinq ans pour décevoir. Et de déception en déception, le peuple finit par désespérer.

Mais en même temps, à part une poignée de militants, qui est prêt à accepter les contraintes de la démocratie participative ? Qui est prêt à analyser les problématiques ? A se fader la lecture de gros dossiers rébarbatifs ? Qui est prêt à participer aux réunions politiques sur son temps libre ?

Alors oui, finalement la démocratie par délégation reste le moindre mal.

Mais bon, difficile de conspuer les politiques qui ne tiennent pas leurs promesses si on n’est pas prêt à voter pour ceux qui n’en font pas ou tout au moins qui ne disent pas ce qu’on veut entendre, qui ne nous brossent pas dans le sens du poil. Les gens de Whirpool veulent entendre qu’on va sauver leur emploi. Moi président je m’engage…

Alors que faire ? Si on veut rendre le citoyen acteur de la vie publique, il faut probablement revoir la manière de construire les lois.

En voulant détenir seul la charge de l’intérêt général, l’Etat renvoie le citoyen à l’expression de son intérêt individuel et les groupements à l’expression de leurs intérêts collectifs. De là, la constitution de groupes de pression que la Loi le Chapelier avait voulu éviter en interdisant les coalitions. De là des partis qui sont sous influence et qui finalement déçoivent ceux qui les soutiennent.

Il faut travailler sur le dialogue social pour résoudre les problèmes du monde du travail. Il revient à l’Etat de poser la problématique, de fixer le cap en traçant les contours de l’intérêt général. A partir de là, il appartient aux partenaires sociaux de travailler à l’élaboration d’un accord valide qui pourrait, sans altération, devenir la loi, après contrôle par le parlement du respect de l’intérêt général.

De la même manière, pour tout problème, il pourrait être confié à des associations représentatives impliquées dans le domaine, le soin, à partir d’un constat partagé et d’un cap fixé, de proposer des solutions. Ainsi, dans le domaine du logement, de la santé, de l’éducation, de l’écologie…

Au lieu de se constituer en groupes de pression, les diverses associations se confronteraient sur le terrain pour rechercher ensemble des solutions préservant au mieux leurs intérêts dans le cadre plus large de l’intérêt général. On peut penser qu’avec une certaine pratique, les intérêts antagonistes convergeraient naturellement vers des synthèses et qu’en bien des domaines le climat s’apaiserait.

Au pire, il reviendrait bien sûr au parlement de trancher en cas de non accord.

Tiens j’aurais pu vous parler de Poutou. Il est marrant Poutou. Au moins il a mis un peu d’ambiance dans cette campagne bien terne. Moi j’ai trouvé ses clips bien foutus. Ça n’a pas du coûter trop cher, c’est bricolé avec les copains mais c’est plutôt sympa et décalé.

Le NPA est quand même plus drôle que Lutte Ouvrière qui n’a pas beaucoup d’humour et qui, comme à l’ordinaire, nous a fait une campagne triste. Ça ne donne pas envie d’être un travailleur. Dans le projet politique du NPA on retrouve globalement ce que portait la CFDT du temps de l’autogestion. D’ailleurs, bien qu’officiellement d’origine trotskiste, le NPA est nettement libertaire contrairement à Lutte Ouvrière qui reste purement communiste.

Et Hamon me direz-vous, tu ne nous en parles pas ? Si vous voulez, mais qu’en dire ? Ça fait de la peine un peu. Le PS est mort. Vous me direz, 48 ans pour un parti c’est déjà un bel âge. A droite on ne vit pas si vieux, ni à l’extrême gauche où l’on passe son temps à scissionner et à fusionner.

On m’objectera que le PCF a 97 ans. Mais pas toutes ses dents ! Voyez ce qu’il en reste. Plus de 30 ans maintenant qu’il agonise. On ne sait plus où piquer pour poser des perfusions. A ce stade ce n’est plus de l’acharnement c’est de l’obstination. Pensez, on ne sait même plus le nom de son actuel secrétaire. Non, par pitié pour les militants, il vaudrait mieux débrancher. Enfin je dis ça, je ne dis rien… Il y a des moments où il faut savoir faire le deuil et laisser à l’histoire le soin de raconter la suite.

Eh bien oui le PS est mort. La synthèse qui faisait le charme du parti était devenue trop improbable. Les tendances étaient inconciliables. Alors à quoi bon continuer à faire semblant ? Personne n’y croyait plus, surtout pas Hamon.

Au lendemain de la primaire de la belle alliance – celle là, il fallait la trouver… les dés étaient jetés. Allez jacter à l’Est comme aurait dit l’autre, sauf que même à l’Est on ne parle plus ce langage… Plutôt que d’essayer de ressouder sa famille pour légitimer sa candidature, Hamon a préféré draguer Mélenchon qui l’a laissé venir et lui a fait un bras d’honneur. Finalement il a décidé de se pacser avec Jadot. Maigre bénéfice…

En revanche, aucune ouverture, ou si peu sur le bilan – tout n’était pourtant pas à jeter avec l’eau du bain. Alors, quand Hamon dit que Valls et les autres lui ont planté un couteau dans le dos, c’était quand même un peu la réponse de la bergère aux frondeurs. Moi je dirais plutôt que Hamon s’est fait Hara Kiri.

Quoiqu’il en soit, la rupture est consommée et avec 6,36 % dont 2 % seraient à mettre au crédit de Jadot, le PS est tombé quasiment au niveau du PC. Ca ne fait pas un gros capital pour redémarrer… C’est le score de Gastounet en 69 sauf qu’en 69 c’était le premier signe d’un parti naissant et que là ça serait plutôt le chant du cygne…

Alors que faire ? Retenter le coup du NPS ? Rappelons que ça n’a pas marché et que trois de ses anciens membres – Hamon, Peillon et Montebourg – étaient candidats à la primaire. Filoche n’a pas eu les 500 parrainages, sinon ça aurait fait quatre… L’histoire repasse rarement les plats. L’unité ne semble pas pour demain.

Au plan des idées, le programme de Hamon n’était, il faut bien le dire, pas abouti. Le revenu universel pose bien la question de la place du travail demain et du rapport qu’il convient d’avoir au dit travail. Mais il y a encore beaucoup à débattre sur le sujet.

Une chose me paraît acquise, on ne peut pas considérer, comme nous le disent les économistes traditionnels, que le progrès détruit des emplois anciens pour en reconstruire des nouveaux, plus intéressants, moins pénibles. Ça, c’était le schéma d’avant. Aujourd’hui le progrès détruit des bons boulots pour créer de l’emploi précaire. Il faut intégrer cette nouvelle donne et réinterroger le rapport au travail et au partage des richesses produites. Hamon a au moins le mérite d’avoir amorcé le débat. Espérons que la réflexion sera poursuivie.

J’aurais aimé vous parler de la primaire. Des primaires devrais-je dire. Grand moment de démocratie ou foutage de gueule ? Non franchement ça sert à quoi ? Je suis bien content de ne pas avoir participé à cette couillonnade.

Je pense que j’ai déjà eu l’occasion de le dire : pour moi, il appartient au parti de définir le programme et de décider de qui va le porter. A quoi ça rime d’être adhérent, de payer une cotisation si n’importe qui peut participer à la détermination des choix politiques du parti ?

Pour moi, l’intérêt de la primaire, ce n’est pas de choisir le candidat du PS ou de LR mais, le cas échéant, de déterminer le poids des partis dans une alliance visant à éviter la multiplication des candidatures au premier tour. Une primaire à gauche aurait pu éviter la débâcle de 2002. Mais de cette primaire là personne n’en veut…

Là, ça n’a plus aucun sens et on voit bien que la primaire fait des dégâts considérables à l’intérieur des partis. Le candidat qui sort vainqueur, pour légitimé qu’il soit, se retrouve bien seul et ses adversaires se révèlent des alliés peu fiables. Regardez Montebourg, il était où quand il fallait mobiliser ? Et Sarko ? Trop content de prendre sa revanche sur sa défaite à la primaire. Ces gens là ont un égo trop grand pour accepter un échec avec le sourire.

Non, en fait je vais vous parler de l’actualité, à savoir le second tour de la présidentielle.

Grand moment d’affrontement du populisme qui déchaîne la passion contre le pragmatisme qui ne fait pas rêver.

Au premier tour j’ai voté Macron, sans passion, parce qu’aucune des autres configurations de deuxième tour ne me paraissaient acceptable et que, même si elle pèse peu, je ne voulais pas gâcher ma voix.

Depuis le temps qu’on nous disait que le FN serait au deuxième tour et probablement en tête du premier tour, on s’était fait à l’idée et le fait qu’il arrive en deuxième position sonne presque comme une victoire. On finit par se satisfaire de peu…

Que dire sur le FN et sur Le Pen – je me refuse à dire Marine car ça contribue à adoucir l’image de ce parti construit sur la haine – qui n’ait déjà été dit et redit. Force est de constater qu’il est difficile de lutter contre le langage de l’émotion avec le langage de la raison. Quand quelqu’un se tape sur les doigts avec un marteau, il maudit le marteau. Ce n’est pas le moment de lui dire que c’est de sa faute, vous risquez de vous prendre le marteau dans la gueule. Il faut d’abord s’intéresser à sa douleur, le réconforter. Ensuite seulement vous pourrez discuter de la façon d’utiliser le marteau.

Le FN se nourrit du malheur des gens, de leur rancœur, de leurs peurs. Il joue la simplicité et nous amène sur le chemin le plus facile, celui qui tire l’espèce humaine vers le bas, vers ses instincts naturels, vers son animalité.

Hier les 17% du vieux nous avaient mis dans la rue le 1er mai. Aujourd’hui l’annonce de 40% au deuxième tour ne déchaîne plus les foules. Le phénomène est banalisé. La gauche radicale ne veut pas trancher. Mélenchon se tait lui qui d’ordinaire aime tant ouvrir sa gueule… Pourtant il sait bien qu’une partie non négligeable de son électorat, séduit par sa gouaille et son populisme de gauche ira voter Le Pen au deuxième tour, pour les mêmes raisons qu’il a voté pour lui au premier tour. Pour renverser la table, pour manifester son insoumission, contre l’Europe…

Il faut dire que le principal danger que représente le FN c’est la sortie de l’Union Européenne car ce processus ferait exploser l’Europe et serait probablement irréversible. Oui mais voilà, sur ce point, la gauche radicale partage les thèses du FN même si c’est pour des raisons différentes.

Au risque de jouer sur les peurs, j’ai la conviction que les nationalismes nous conduisent tout droit à la guerre. J’ai la conviction que ce qui passait pour impossible, du fait justement de l’Europe, devient une éventualité qui ne peut plus être écartée si l’Europe s’effondre.

Comment ne pas comprendre que, même imparfaite, l’Europe est le meilleur rempart contre le pire ? Comment ne pas comprendre qu’elle est devenue la cible des Trump et des Poutine à l’extérieur et que certains sont en train de la dynamiter de l’intérieur au nom d’un patriotisme à la Ducon Gnagnan. A ce stade ce n’est plus du patriotisme, c’est de la haute trahison.

Ducon Gnagnan, tiens justement parlons-en. Un gaulliste soit disant. Vous imaginez le Général appelant à voter pour le FN ? On oublie l’OAS, l’attentat du petit Clamart, on oublie Pétain. On oublie tout. Embrassons-nous Folleville !

Sans rire, le Général à force d’être cité en référence par les uns et les autres ne doit pas cesser de se retourner dans sa tombe, le pauvre. Si un jour on l’exhume, ça va être un beau bordel dans son cercueil…

Et Boutin ! La démocratie chrétienne sera vraiment tombée bien bas. Là c’est Schuman, un des pères de l’Europe, qui pourrait se retourner dans sa tombe s’il n’avait été incinéré. C’est le MRP à l’époque, le premier parti démocrate chrétien après guerre, qui porta la construction de l’Europe à bout de bras. On n’est jamais mieux trahi que par les siens.

Et l’Eglise dans tout ça ? On ne l’entend guère. Et pourtant. Difficile de trouver dans le message du christ une référence au mariage pour tous. Par contre, sur les migrants, on voit mal le christ se ranger derrière le FN. Bon, c’est vrai que si l’Eglise se met à dos les quelques fidèles qui lui restent, il ne va plus y avoir grand monde à la messe…

Et Macron dans tout ça ? Ah Macron ! Comme je vous le disais, ça ne me fait pas rêver. Le social libéralisme, faudrait qu’on prenne un peu de temps pour m’expliquer parce qu’il y a dans ces deux concepts quelque chose qui me paraît difficilement compatible.

Bien sûr il faut saluer la prouesse de cet OVNI politique qui pour l’instant joue bien sa partition. Chapeau l’artiste. Après, ben comme beaucoup je suis un peu dubitatif…

Le libéralisme c’est un Etat minimum, cantonné à ses missions régaliennes. On a bien noté que Macron fait de l’éducation sa priorité dans l’égalité des chances. Jusque là, c’est cohérent. C’est nécessaire mais pas suffisant.

Le coup de la main invisible d’Adam Smith, le père du libéralisme, on ne peut plus nous le faire. Pour les plus faibles, la main invisible c’est celle qu’ils se prennent régulièrement dans la gueule et s’il ne la voit pas venir, ils la sentent passer.

On sait depuis Keynes que l’Etat a un rôle à jouer dans les crises mais il est vrai qu’avec l’Europe ses théories ont été rendues pratiquement inopérantes et ce ne sont pas les critères stricts de convergences qui donnent de l’oxygène de ce coté.

Donc, avec Macron, si on saisi bien le coté libéral de la chose, il faudrait mettre un peu de chair autour de l’os sur le coté social. Comment va se définir la régulation sans laquelle il ne peut y avoir de justice sociale et comment va-t-on améliorer le processus démocratique qui ne pourra pas être très longtemps relégué au second rang ?

Macron avec sa loi du même nom a su montrer qu’il savait écouter. C’est déjà ça. Mais il va falloir qu’il abandonne très vite son idée de réformer le code du travail par ordonnances. Même s’il réussit à créer une majorité, elle sera composite et il devra donc composer pour faire la synthèse. L’exercice restera difficile – comme il l’a été pour Hollande – et il n’y aura pas forcément d’état de grâce.

Pour la CFDT, première organisation, le passage en force sur le Code du Travail par l’utilisation des ordonnances serait un casus belli. Or, compte tenu que la plupart des autres OS seront vent debout, Macron Président devra composer avec le syndicat réformiste. Il n’aura pas le choix et la CFDT non plus.

Voilà ce que je peux dire de tout ça pour l’instant, mais nous ne sommes pas à l’abri d’un rebondissement…

N’hésitez pas à réagir, surtout si vous n’êtes pas d’accord, et à bientôt peut-être.

Travailler moins pour vivre mieux ? Pas si simple…

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Travailler moins permettrait donc de vivre mieux. Il est un fait que bien des gens aspirent à ne plus travailler du tout. Dans un monde où le travail est de plus en plus stressant, la retraite apparait comme une voie de salut. Enfin, ne plus avoir à mettre son réveil pour aller bosser, pouvoir profiter de la vie. Le pied quoi…

Il y a ceux pourtant qui préconisent de travailler plus pour gagner plus, convaincus qu’ils sont qu’avec plus d’argent les hommes seraient plus heureux. Il y a ceux qui décrètent qu’il ne faut pas perdre sa vie à la gagner. Il y a ceux qui prétendent qu’il faut travailler car l’oisiveté est la mère de tous les vices, ce dont on peu déduire que le travail serait le père de la vertu. Pour ces derniers aussi, le vivre mieux passe par le travailler plus.

Bref, tout le monde dit la sienne, comme d’habitude et chacun doit choisir son camp. Comme si la vie se résumait à quelques tisanes susceptibles de vous guérir de tous les maux. Ce n’est pourtant pas si simple.

Du boulot, il y a ceux qui aimeraient bien en avoir moins et ceux qui en cherchent désespérément. De fait, je ne suis pas certain que la formule « travailler moins pour vivre mieux » soit très vendeuse chez les chômeurs en fin de droit… Vous me direz, ils n’ont qu’à s’entendre entre eux, ceux qui veulent bosser plus et ceux qui veulent bosser moins. Ben, pour partager le boulot, ça pourrait encore le faire, mais pour ce qui est de partager le salaire, ça ne va pas marcher tout seul…

Quand nous revendiquions les 35 heures, dans les années 70, nous étions dans la mouvance soixante huitarde. C’était le plein emploi. L’aspiration était surtout d’avoir du temps pour vivre. Je me souviens alors d’un camarade de la CGT qui m’expliquait que si nous passions aux 35 heures, il faudrait augmenter les salaires car plus de temps libre, c’était plus de loisirs et donc cela allait naturellement entraîner des dépenses supplémentaires.

Ce raisonnement n’était pas idiot, si on se place d’un point de vue purement consumériste. Du coup, la solution au problème de pouvoir d’achat passerait par l’augmentation de la durée du travail et peut-être par la suppression des congés payés qui coûtent si cher aux ménages… Continue reading

Nous pleurerons encore…

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J’ai un peu attendu avant de faire ce billet sur le massacre de Nice. A chaud, tout cela n’était pas très clair et je ne voulais pas réagir sur le coup de l’émotion. Ma première pensée va bien sûr à ceux qui ont vécu ce drame ou qui en ont été particulièrement affectés par la perte d’un proche.

Bien sûr l’horreur, l’inimaginable, l’incompréhensible mais aussi l’impuissance face aux moyens utilisés par des êtres que la peur de la mort ne retient pas et qui, au contraire, aspirent à mourir pour leur cause.

Le premier acte ce fut Charlie. Là, certains pouvaient dire : ils l’ont un peu cherché. Certains ont même dit : ils l’ont bien cherché.

Nous avons été des millions à leur répondre que nous étions tous Charlie et que nous reprenions à notre compte leur provocation de sales mômes, leurs blasphèmes, leur humour corrosif. Parce que nous sommes libres et que c’est là une valeur fondamentale qui nous unit. Parce que cette liberté nous l’avons un jour déclarée universelle et inaliénable et que ce n’était pas quelques petits cons à kalachnikov qui allaient remettre ça en cause, quand bien même ils se réclameraient d’Allah.

C’est vrai qu’il y avait clairement dans cette déclaration universelle des droits de l’homme un pied de nez à Dieu. Une table de la loi faite par des hommes, pour des hommes. Humain, rien qu’humain.

Le deuxième acte fut le Bataclan and Co. Là on changeait de symbolique. Il ne s’agissait plus de viser une cible bien identifiée, un ennemi déclaré, un blasphémateur. Non, en s’en prenait à ceux qui aimaient la musique, à ceux qui aimaient boire un verre à la terrasse d’un café, à ceux qui aimaient aller voir un match de foot. On s’en prenait à notre amour de la vie, à notre quête de bonheur temporel. Ces connards étaient prêt à mourir pour ôter la vie à ceux qui aimaient vivre, convaincus que leur mort en martyrs les mènerait tout droit au paradis d’Allah, avec en prime soixante et douze vierges aux yeux noirs. On espère qu’en guise de vierges, Dieu que l’on sait facétieux, leur aura réservé quelques rombières…

C’est vrai que nous aimons rire, être dans le partage, la convivialité quand ces ayatollah sont tristes, revêches, pisses vinaigre. On comprend qu’ils aient envie de mourir et on ne va pas les en empêcher. Mais de grâce Morbleu, qu’ils laissent vivre les autres, la vie est à peu prêt leur seul luxe ici bas, comme disait le poète. Continue reading

Travailler moins pour vivre mieux ? C’est quoi vivre mieux ?

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Après avoir questionné un peu le travail, nous allons nous intéresser au vivre mieux.

Autant le dire tout de suite, sur ce sujet la philosophie est une vraie source d’inspiration. On se demande d’ailleurs si ce n’est pas sa principale raison d’être. De tous temps, depuis que les hommes pensent donc qu’ils sont, ils ont à répondre à la question du sens de la vie et de la manière de l’orienter.

Chez les grecs, il importe de rechercher « la vie bonne ». Cette « vie bonne » c’est aussi ce qui nous prépare à bien mourir. Pour Platon, « la vie bonne », c’est ce qui nous permet de contempler le monde des idées, la lumière, la justice, la vérité… Pour Aristote, la « vie bonne » conduit au « souverain bien ». « Si donc il y a, de nos activités, quelque fin que nous souhaitons par elle-même, et les autres seulement à cause d’elle, et si nous ne choisissons pas indéfiniment une chose en vue d’une autre, il est clair que cette fin ne saurait être que le bien, le souverain bien » (Aristote – Ethique à Nicomaque). La recherche du bonheur et posée comme but pour l’humanité.

S’il est bien question de bonheur, cette quête qui est recherche toujours du vivre mieux, peut prendre diverses formes. Vivre mieux, est-ce rechercher en permanence la satisfaction de nos désirs ? Se satisfaire de ce qu’on a ou encore apprendre à ne pas désirer ?

Épicure qui a été présenté au moyen âge comme un jouisseur impénitent, un pourceau, enseignait qu’il fallait savourer ce que nous offrait la vie. Sa morale vise le bonheur qui est indissociable du plaisir. Mais, si le plaisir doit nous guider, nous devons en garder la maîtrise. Épicure prône la prudence, le calcul raisonné des plaisirs et des peines, l’apprentissage de la modération. Il faut savoir se satisfaire du nécessaire. Il y a autant de plaisir pour un pauvre à boire un verre d’eau quand il a soif que pour un riche à boire un verre de vin. Mais le bonheur du pauvre qui boit un verre de vin sera plus grand que celui du riche qui boit le même vin. Nous sommes loin de la vision hédoniste qui caractérise l’acception du mot épicurien de nos jours…

Pour les stoïciens, le vivre mieux est indissociable de la vertu. Pour vivre heureux et libres, il ne faut pas lutter en vain contre ce qui ne dépend pas de nous, mais au contraire l’accepter.  Épictète disait : « Ce qui trouble les hommes ce ne sont pas les choses mais les opinions qu’ils en ont ». Pour nos braves stoïciens, l’objectif est de parvenir à l’absence de trouble par l’absence de passions. Bref, le bonheur serait dans l’acceptation du destin sur lequel nous n’avons pas de prise. Cette vision du bonheur peut paraître un peu décalée aujourd’hui, à l’heure du consumérisme débridé. En fait, pour les stoïciens on est heureux parce qu’on veut l’être.

Mais voilà qu’arrive la vérité révélée qui va désormais guider les hommes. Cette vérité révélée n’est ni plus ni moins que la traduction du message de Dieu aux hommes qu’il a créé tout comme il a créé le monde. Comme Dieu, l’unique, ne peut ni se tromper ni nous tromper, ça facilite les choses. Du moins si on a la foi… Mais bon on est quand même partis pour quelques siècles où il est préférable d’avoir la foi, ou tout au moins de faire semblant si on ne veut pas avoir des problèmes…

Comme cette vérité révélée est tout de même un peu complexe à interpréter, l’Église va nous délivrer le mode d’emploi. La religion clé en main, pour ne pas que l’on s’égare.

Le bonheur donc, n’est pas à rechercher sur Terre. Une vie difficile, supportée avec soumission, est le meilleur gage d’un accès direct au paradis. Et là, c’est le bonheur éternel assuré. Bref, ça vaut quand même le coup d’en baver un peu pendant sa misérable vie terrestre pour jouir de la félicité éternelle. Non ? Il n’est qu’à relire les béatitudes pour comprendre que les derniers seront les premiers et qu’il faut bénir Dieu en toutes circonstances pour les malheurs dont il peut nous accabler sur terre.

Tout cela marche du feu de Dieu, si je puis me permettre, pendant quelques siècles. On peut dire que la crainte de l’enfer qui guette les méchants et l’espoir du paradis qui est le lot des gentils, va conduire la société à plus d’humanité. Les croyants, après avoir été martyrs vont durablement imposer leur morale.

Certes, il y a quelques variantes, selon que l’on est chrétien, musulman ou israélite mais au final, tous ceux qui se réfèrent à la religion du livre, professent à peu près la même vérité, nonobstant le fait que dans chaque camp on va trouver quelques extrémistes qui veulent toujours être plus royalistes que le roi. Cela n’a pas changé…

L’Église adoube les monarques qui,  en contrepartie, défendent l’Église. Le peuple qui aime bien les belles histoires est béat, dans l’attente de Dieu sait quel miracle. De toutes façon, quelle que soit la question, la réponse est Dieu. C’est simple. Pas de prise de tête. Que ce soit bon ou mauvais c’est Dieu. Si c’est bon on le remercie, si c’est mauvais on y est surement pour quelque chose alors on lui demande pardon. De toute manière, les voix du seigneur sont impénétrables. Vous avez d’autres questions ?

Mais bon, arrive quand même un moment où on à beau réinterpréter la Bible à la lumière des dernières découvertes, ça devient quand même de plus en plus tiré par les cheveux… D’autant que, c’est bien connu, on n’arrête pas le progrès.

Déjà les premiers humanistes étaient retournés chercher des réponses du coté des Grecs et progressivement l’homme allait devenir la réponse à toutes les questions. Le temporel reprenait le pas sur l’intemporel et les hommes devaient prendre leur avenir en main. Le vivre mieux devenait une aspiration à plus de justice, plus d’égalité, plus de liberté. Cela passait par la construction d’une société nouvelle. La morale était redessinée par Kant qui lui donnait une dimension universelle. L’universalité, c’était son truc à Kant…

Les révolutions démocratiques, les droits de l’homme allaient nous faire entrer dans une autre dimension.

Mais l’évolution des techniques, laissait imaginer que le progrès allait demain régler tous les problèmes de l’humanité et apporter la réponse à toutes les questions. Pour les positivistes, le progrès devait constituer la nouvelle religion. Mais, en attendant, le progrès chassait les hommes des campagnes pour en faire des prolétaires qui, selon la théorie marxiste seraient de plus en plus exploités et n’auraient d’autre solution que de se révolter. Il fallait donc organiser cette révolution pour faire triompher le socialisme et en finir définitivement avec les antagonismes de classes.

Le vivre mieux devenait alors clairement pour la masse le travailler moins et le gagner plus. Cela devenait un combat contre le capitalisme et un objectif pour la société nouvelle qui sortirait de la révolution qui se voulait internationale.

On ne peut pas faire l’impasse sur Nietzsche qui rejetait tout à la fois l’héritage grec, la morale chrétienne et les valeurs démocratiques en se donnant pour objectif de détruire toutes les idoles au marteau. Il prône l »amor fati », l’amour du destin, mais dans un sens différent de celui que lui donnaient les stoïciens. « Tu dois devenir l’homme que tu es. Fais ce que toi seul peux faire. Deviens sans cesse celui que tu es, sois le maître et le sculpteur de toi-même. » – Le gai savoir.  Nietzsche est l’inventeur de la formule fameuse : « Tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort ».

Mais il est un fait que Nietzsche est peu lu de son vivant. Ses écrits fragmentés permettent des interprétations très libres et seront même partiellement récupérés par les nazis à cause de sa garce de sœur. Il n’empêche que ce rejet de toute morale imposée et cette focalisation sur l’individu va largement influencer notre époque. Le vivre mieux serait alors pour certains une forme de liberté absolue, pour d’autres une approche plus mystique, genre travail sur soi.

Freud en dévoilant l’inconscient va ouvrir la porte au courant des relations humaines, à l’analyse de l’interaction des hommes, au poids de l’éducation. On va alors s’intéresser à ce qui se passe dans l’inconscient des hommes, aux traumatismes refoulés, bref à notre équilibre psychique. Cela va aussi conduire à transgresser quelques tabous…

Le vivre mieux peut alors prendre la forme d’une réconciliation avec nous même, d’une harmonie dans la relation aux autres, d’une aspiration à la coolitude ou d’un combat pour se dégager de tutelles trop pressantes et viser à l’émancipation.

Comme on le voit, la question du vivre mieux peut, selon les époques trouver des réponses différentes. Mais, si la philosophie, la morale, la technique ou la religion influencent naturellement les hommes dans leurs désirs, le plus souvent le quidam moyen a des ambitions modestes, bien loin des théories fumeuses et des dogmes. Pendant longtemps, ce qui lui a importé avant tout c’était d’avoir à manger, un endroit pour se mettre à l’abri et qu’on lui fiche un peu la paix. Et ce n’était pas gagné…

Aujourd’hui, si l’homme a acquis une certaine liberté, si son éducation est censé lui donner les moyen de penser par lui même et de décider ce qui est bon pour lui, notre société vise à faire d’abord de lui un consommateur et à lui imposer une certaine image du bonheur. Vivre mieux, c’est accéder à cette image du bonheur qu’on lui met sans cesse sous les yeux. Cette superbe voiture, cette belle maison avec piscine, ce corps de rêve, ce super voyage, le grand amour, la promotion sociale, le dernier i-phone…

Notre époque est au consumérisme, pour le plus grand bonheur de ceux qui ont les moyens de consommer et pour le plus grand malheur de ceux qui voudraient bien les avoir.

Dans le même temps, ce monde manque de sens, de repères. On ne casse pas impunément les idoles… Alors les hommes se raccrochent à ce qu’ils peuvent. A un drapeau, à une Marseillaise, à une équipe de foot, à un discours qui les transcende et pour lequel ils rêvent de mourir. Dans ce monde complexe où la politique a trop joué la facilité des promesses qu’elle savait ne pas pouvoir tenir, de plus en plus de gens se laissent séduire par un discours simpliste, manichéen, en rupture. Quelque chose qu’on n’a pas encore essayé…

Pour certains aujourd’hui, le vivre mieux passe par le combat contre le système qui est carcan, par la projection dans un avenir à construire qui devient un objectif, une mission, une pensée transcendantale.

De fait, le vivre mieux peut prendre divers visages et aucune des pensées philosophiques et religieuses qui ont traversés l’histoire n’est réellement obsolète. Le bonheur absolu n’est pas une donnée universelle. Chacun voit midi à sa porte.

La prochaine fois on verra comment on peut articuler travail et vivre mieux.

Brexit et coetera…

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Donc ils ont décidé de partir. Bon… Depuis le temps qu’ils nous le promettaient, c’était sans doute ce qu’ils avaient de mieux à faire. Disons que s’ils l’avaient fait avant ça n’aurait pas été plus mal… Disons même que s’ils n’étaient jamais venus on n’aurait pas eu à regretter leur départ.

Non mais sans rire. Déjà dans les années 60 ils mettaient leurs conditions à leur entrée dans le marché commun et on leur avait dit poliment d’aller se faire voir. Dix ans après, on a fini par les accepter. Ils voulaient en fait ne pas passer à coté de l’opportunité de l’Union pour exporter leurs produits industriels mais continuer à acheter leurs produits agricoles dans le Commonwealth à bas prix, voire nous réexporter au passage quelques agneaux néo zélandais, entre autres…

On se souvient de Thatcher : « I want my money back ! ». Mais il faut bien le dire, dès le départ la gauche britannique était farouchement contre l’entrée dans l’Union.

La question de l’Europe traverse les partis depuis toujours, pour des raisons diverses. Il est un fait qu’une fois encore, ceux qui jugeaient l’Union européenne trop libérale se sont alliés à ceux qui trouvaient qu’elle ne l’était pas assez. Et bien maintenant ils n’auront plus besoin de taper sur l’Europe et ils n’auront qu’à régler leurs affaires entre eux… Ça ne va pas être triste.

Pas sitôt le référendum consommé, voilà que certains voudraient revenir dessus comme si tout cela c’était pour de rire. Il est probable qu’aujourd’hui si les Britanniques devaient revoter ça changerait la donne… L’opinion publique est versatile. Pensez, en France début 2015 les manifestants embrassaient les flics, un an après, les mêmes leur envoient des pavés sur la gueule… Va comprendre…

Il faut dire que cette campagne pour le Brexit a volé bas. Le coup de la courbure des bananes ou des concombres, il fallait quand même le trouver. Après ça on peut déplorer que les eurocrates n’aient pas pris des mesures pour limiter la connerie. Sérieux, faudrait mettre des quotas… Continue reading