Travailler moins pour vivre mieux ? Pas si simple…

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Travailler moins permettrait donc de vivre mieux. Il est un fait que bien des gens aspirent à ne plus travailler du tout. Dans un monde où le travail est de plus en plus stressant, la retraite apparait comme une voie de salut. Enfin, ne plus avoir à mettre son réveil pour aller bosser, pouvoir profiter de la vie. Le pied quoi…

Il y a ceux pourtant qui préconisent de travailler plus pour gagner plus, convaincus qu’ils sont qu’avec plus d’argent les hommes seraient plus heureux. Il y a ceux qui décrètent qu’il ne faut pas perdre sa vie à la gagner. Il y a ceux qui prétendent qu’il faut travailler car l’oisiveté est la mère de tous les vices, ce dont on peu déduire que le travail serait le père de la vertu. Pour ces derniers aussi, le vivre mieux passe par le travailler plus.

Bref, tout le monde dit la sienne, comme d’habitude et chacun doit choisir son camp. Comme si la vie se résumait à quelques tisanes susceptibles de vous guérir de tous les maux. Ce n’est pourtant pas si simple.

Du boulot, il y a ceux qui aimeraient bien en avoir moins et ceux qui en cherchent désespérément. De fait, je ne suis pas certain que la formule « travailler moins pour vivre mieux » soit très vendeuse chez les chômeurs en fin de droit… Vous me direz, ils n’ont qu’à s’entendre entre eux, ceux qui veulent bosser plus et ceux qui veulent bosser moins. Ben, pour partager le boulot, ça pourrait encore le faire, mais pour ce qui est de partager le salaire, ça ne va pas marcher tout seul…

Quand nous revendiquions les 35 heures, dans les années 70, nous étions dans la mouvance soixante huitarde. C’était le plein emploi. L’aspiration était surtout d’avoir du temps pour vivre. Je me souviens alors d’un camarade de la CGT qui m’expliquait que si nous passions aux 35 heures, il faudrait augmenter les salaires car plus de temps libre, c’était plus de loisirs et donc cela allait naturellement entraîner des dépenses supplémentaires.

Ce raisonnement n’était pas idiot, si on se place d’un point de vue purement consumériste. Du coup, la solution au problème de pouvoir d’achat passerait par l’augmentation de la durée du travail et peut-être par la suppression des congés payés qui coûtent si cher aux ménages… Continue reading

Nous pleurerons encore…

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J’ai un peu attendu avant de faire ce billet sur le massacre de Nice. A chaud, tout cela n’était pas très clair et je ne voulais pas réagir sur le coup de l’émotion. Ma première pensée va bien sûr à ceux qui ont vécu ce drame ou qui en ont été particulièrement affectés par la perte d’un proche.

Bien sûr l’horreur, l’inimaginable, l’incompréhensible mais aussi l’impuissance face aux moyens utilisés par des êtres que la peur de la mort ne retient pas et qui, au contraire, aspirent à mourir pour leur cause.

Le premier acte ce fut Charlie. Là, certains pouvaient dire : ils l’ont un peu cherché. Certains ont même dit : ils l’ont bien cherché.

Nous avons été des millions à leur répondre que nous étions tous Charlie et que nous reprenions à notre compte leur provocation de sales mômes, leurs blasphèmes, leur humour corrosif. Parce que nous sommes libres et que c’est là une valeur fondamentale qui nous unit. Parce que cette liberté nous l’avons un jour déclarée universelle et inaliénable et que ce n’était pas quelques petits cons à kalachnikov qui allaient remettre ça en cause, quand bien même ils se réclameraient d’Allah.

C’est vrai qu’il y avait clairement dans cette déclaration universelle des droits de l’homme un pied de nez à Dieu. Une table de la loi faite par des hommes, pour des hommes. Humain, rien qu’humain.

Le deuxième acte fut le Bataclan and Co. Là on changeait de symbolique. Il ne s’agissait plus de viser une cible bien identifiée, un ennemi déclaré, un blasphémateur. Non, en s’en prenait à ceux qui aimaient la musique, à ceux qui aimaient boire un verre à la terrasse d’un café, à ceux qui aimaient aller voir un match de foot. On s’en prenait à notre amour de la vie, à notre quête de bonheur temporel. Ces connards étaient prêt à mourir pour ôter la vie à ceux qui aimaient vivre, convaincus que leur mort en martyrs les mènerait tout droit au paradis d’Allah, avec en prime soixante et douze vierges aux yeux noirs. On espère qu’en guise de vierges, Dieu que l’on sait facétieux, leur aura réservé quelques rombières…

C’est vrai que nous aimons rire, être dans le partage, la convivialité quand ces ayatollah sont tristes, revêches, pisses vinaigre. On comprend qu’ils aient envie de mourir et on ne va pas les en empêcher. Mais de grâce Morbleu, qu’ils laissent vivre les autres, la vie est à peu prêt leur seul luxe ici bas, comme disait le poète. Continue reading

Travailler moins pour vivre mieux ? C’est quoi vivre mieux ?

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Après avoir questionné un peu le travail, nous allons nous intéresser au vivre mieux.

Autant le dire tout de suite, sur ce sujet la philosophie est une vraie source d’inspiration. On se demande d’ailleurs si ce n’est pas sa principale raison d’être. De tous temps, depuis que les hommes pensent donc qu’ils sont, ils ont à répondre à la question du sens de la vie et de la manière de l’orienter.

Chez les grecs, il importe de rechercher « la vie bonne ». Cette « vie bonne » c’est aussi ce qui nous prépare à bien mourir. Pour Platon, « la vie bonne », c’est ce qui nous permet de contempler le monde des idées, la lumière, la justice, la vérité… Pour Aristote, la « vie bonne » conduit au « souverain bien ». « Si donc il y a, de nos activités, quelque fin que nous souhaitons par elle-même, et les autres seulement à cause d’elle, et si nous ne choisissons pas indéfiniment une chose en vue d’une autre, il est clair que cette fin ne saurait être que le bien, le souverain bien » (Aristote – Ethique à Nicomaque). La recherche du bonheur et posée comme but pour l’humanité.

S’il est bien question de bonheur, cette quête qui est recherche toujours du vivre mieux, peut prendre diverses formes. Vivre mieux, est-ce rechercher en permanence la satisfaction de nos désirs ? Se satisfaire de ce qu’on a ou encore apprendre à ne pas désirer ?

Épicure qui a été présenté au moyen âge comme un jouisseur impénitent, un pourceau, enseignait qu’il fallait savourer ce que nous offrait la vie. Sa morale vise le bonheur qui est indissociable du plaisir. Mais, si le plaisir doit nous guider, nous devons en garder la maîtrise. Épicure prône la prudence, le calcul raisonné des plaisirs et des peines, l’apprentissage de la modération. Il faut savoir se satisfaire du nécessaire. Il y a autant de plaisir pour un pauvre à boire un verre d’eau quand il a soif que pour un riche à boire un verre de vin. Mais le bonheur du pauvre qui boit un verre de vin sera plus grand que celui du riche qui boit le même vin. Nous sommes loin de la vision hédoniste qui caractérise l’acception du mot épicurien de nos jours…

Pour les stoïciens, le vivre mieux est indissociable de la vertu. Pour vivre heureux et libres, il ne faut pas lutter en vain contre ce qui ne dépend pas de nous, mais au contraire l’accepter.  Épictète disait : « Ce qui trouble les hommes ce ne sont pas les choses mais les opinions qu’ils en ont ». Pour nos braves stoïciens, l’objectif est de parvenir à l’absence de trouble par l’absence de passions. Bref, le bonheur serait dans l’acceptation du destin sur lequel nous n’avons pas de prise. Cette vision du bonheur peut paraître un peu décalée aujourd’hui, à l’heure du consumérisme débridé. En fait, pour les stoïciens on est heureux parce qu’on veut l’être.

Mais voilà qu’arrive la vérité révélée qui va désormais guider les hommes. Cette vérité révélée n’est ni plus ni moins que la traduction du message de Dieu aux hommes qu’il a créé tout comme il a créé le monde. Comme Dieu, l’unique, ne peut ni se tromper ni nous tromper, ça facilite les choses. Du moins si on a la foi… Mais bon on est quand même partis pour quelques siècles où il est préférable d’avoir la foi, ou tout au moins de faire semblant si on ne veut pas avoir des problèmes…

Comme cette vérité révélée est tout de même un peu complexe à interpréter, l’Église va nous délivrer le mode d’emploi. La religion clé en main, pour ne pas que l’on s’égare.

Le bonheur donc, n’est pas à rechercher sur Terre. Une vie difficile, supportée avec soumission, est le meilleur gage d’un accès direct au paradis. Et là, c’est le bonheur éternel assuré. Bref, ça vaut quand même le coup d’en baver un peu pendant sa misérable vie terrestre pour jouir de la félicité éternelle. Non ? Il n’est qu’à relire les béatitudes pour comprendre que les derniers seront les premiers et qu’il faut bénir Dieu en toutes circonstances pour les malheurs dont il peut nous accabler sur terre.

Tout cela marche du feu de Dieu, si je puis me permettre, pendant quelques siècles. On peut dire que la crainte de l’enfer qui guette les méchants et l’espoir du paradis qui est le lot des gentils, va conduire la société à plus d’humanité. Les croyants, après avoir été martyrs vont durablement imposer leur morale.

Certes, il y a quelques variantes, selon que l’on est chrétien, musulman ou israélite mais au final, tous ceux qui se réfèrent à la religion du livre, professent à peu près la même vérité, nonobstant le fait que dans chaque camp on va trouver quelques extrémistes qui veulent toujours être plus royalistes que le roi. Cela n’a pas changé…

L’Église adoube les monarques qui,  en contrepartie, défendent l’Église. Le peuple qui aime bien les belles histoires est béat, dans l’attente de Dieu sait quel miracle. De toutes façon, quelle que soit la question, la réponse est Dieu. C’est simple. Pas de prise de tête. Que ce soit bon ou mauvais c’est Dieu. Si c’est bon on le remercie, si c’est mauvais on y est surement pour quelque chose alors on lui demande pardon. De toute manière, les voix du seigneur sont impénétrables. Vous avez d’autres questions ?

Mais bon, arrive quand même un moment où on à beau réinterpréter la Bible à la lumière des dernières découvertes, ça devient quand même de plus en plus tiré par les cheveux… D’autant que, c’est bien connu, on n’arrête pas le progrès.

Déjà les premiers humanistes étaient retournés chercher des réponses du coté des Grecs et progressivement l’homme allait devenir la réponse à toutes les questions. Le temporel reprenait le pas sur l’intemporel et les hommes devaient prendre leur avenir en main. Le vivre mieux devenait une aspiration à plus de justice, plus d’égalité, plus de liberté. Cela passait par la construction d’une société nouvelle. La morale était redessinée par Kant qui lui donnait une dimension universelle. L’universalité, c’était son truc à Kant…

Les révolutions démocratiques, les droits de l’homme allaient nous faire entrer dans une autre dimension.

Mais l’évolution des techniques, laissait imaginer que le progrès allait demain régler tous les problèmes de l’humanité et apporter la réponse à toutes les questions. Pour les positivistes, le progrès devait constituer la nouvelle religion. Mais, en attendant, le progrès chassait les hommes des campagnes pour en faire des prolétaires qui, selon la théorie marxiste seraient de plus en plus exploités et n’auraient d’autre solution que de se révolter. Il fallait donc organiser cette révolution pour faire triompher le socialisme et en finir définitivement avec les antagonismes de classes.

Le vivre mieux devenait alors clairement pour la masse le travailler moins et le gagner plus. Cela devenait un combat contre le capitalisme et un objectif pour la société nouvelle qui sortirait de la révolution qui se voulait internationale.

On ne peut pas faire l’impasse sur Nietzsche qui rejetait tout à la fois l’héritage grec, la morale chrétienne et les valeurs démocratiques en se donnant pour objectif de détruire toutes les idoles au marteau. Il prône l »amor fati », l’amour du destin, mais dans un sens différent de celui que lui donnaient les stoïciens. « Tu dois devenir l’homme que tu es. Fais ce que toi seul peux faire. Deviens sans cesse celui que tu es, sois le maître et le sculpteur de toi-même. » – Le gai savoir.  Nietzsche est l’inventeur de la formule fameuse : « Tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort ».

Mais il est un fait que Nietzsche est peu lu de son vivant. Ses écrits fragmentés permettent des interprétations très libres et seront même partiellement récupérés par les nazis à cause de sa garce de sœur. Il n’empêche que ce rejet de toute morale imposée et cette focalisation sur l’individu va largement influencer notre époque. Le vivre mieux serait alors pour certains une forme de liberté absolue, pour d’autres une approche plus mystique, genre travail sur soi.

Freud en dévoilant l’inconscient va ouvrir la porte au courant des relations humaines, à l’analyse de l’interaction des hommes, au poids de l’éducation. On va alors s’intéresser à ce qui se passe dans l’inconscient des hommes, aux traumatismes refoulés, bref à notre équilibre psychique. Cela va aussi conduire à transgresser quelques tabous…

Le vivre mieux peut alors prendre la forme d’une réconciliation avec nous même, d’une harmonie dans la relation aux autres, d’une aspiration à la coolitude ou d’un combat pour se dégager de tutelles trop pressantes et viser à l’émancipation.

Comme on le voit, la question du vivre mieux peut, selon les époques trouver des réponses différentes. Mais, si la philosophie, la morale, la technique ou la religion influencent naturellement les hommes dans leurs désirs, le plus souvent le quidam moyen a des ambitions modestes, bien loin des théories fumeuses et des dogmes. Pendant longtemps, ce qui lui a importé avant tout c’était d’avoir à manger, un endroit pour se mettre à l’abri et qu’on lui fiche un peu la paix. Et ce n’était pas gagné…

Aujourd’hui, si l’homme a acquis une certaine liberté, si son éducation est censé lui donner les moyen de penser par lui même et de décider ce qui est bon pour lui, notre société vise à faire d’abord de lui un consommateur et à lui imposer une certaine image du bonheur. Vivre mieux, c’est accéder à cette image du bonheur qu’on lui met sans cesse sous les yeux. Cette superbe voiture, cette belle maison avec piscine, ce corps de rêve, ce super voyage, le grand amour, la promotion sociale, le dernier i-phone…

Notre époque est au consumérisme, pour le plus grand bonheur de ceux qui ont les moyens de consommer et pour le plus grand malheur de ceux qui voudraient bien les avoir.

Dans le même temps, ce monde manque de sens, de repères. On ne casse pas impunément les idoles… Alors les hommes se raccrochent à ce qu’ils peuvent. A un drapeau, à une Marseillaise, à une équipe de foot, à un discours qui les transcende et pour lequel ils rêvent de mourir. Dans ce monde complexe où la politique a trop joué la facilité des promesses qu’elle savait ne pas pouvoir tenir, de plus en plus de gens se laissent séduire par un discours simpliste, manichéen, en rupture. Quelque chose qu’on n’a pas encore essayé…

Pour certains aujourd’hui, le vivre mieux passe par le combat contre le système qui est carcan, par la projection dans un avenir à construire qui devient un objectif, une mission, une pensée transcendantale.

De fait, le vivre mieux peut prendre divers visages et aucune des pensées philosophiques et religieuses qui ont traversés l’histoire n’est réellement obsolète. Le bonheur absolu n’est pas une donnée universelle. Chacun voit midi à sa porte.

La prochaine fois on verra comment on peut articuler travail et vivre mieux.

Brexit et coetera…

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Donc ils ont décidé de partir. Bon… Depuis le temps qu’ils nous le promettaient, c’était sans doute ce qu’ils avaient de mieux à faire. Disons que s’ils l’avaient fait avant ça n’aurait pas été plus mal… Disons même que s’ils n’étaient jamais venus on n’aurait pas eu à regretter leur départ.

Non mais sans rire. Déjà dans les années 60 ils mettaient leurs conditions à leur entrée dans le marché commun et on leur avait dit poliment d’aller se faire voir. Dix ans après, on a fini par les accepter. Ils voulaient en fait ne pas passer à coté de l’opportunité de l’Union pour exporter leurs produits industriels mais continuer à acheter leurs produits agricoles dans le Commonwealth à bas prix, voire nous réexporter au passage quelques agneaux néo zélandais, entre autres…

On se souvient de Thatcher : « I want my money back ! ». Mais il faut bien le dire, dès le départ la gauche britannique était farouchement contre l’entrée dans l’Union.

La question de l’Europe traverse les partis depuis toujours, pour des raisons diverses. Il est un fait qu’une fois encore, ceux qui jugeaient l’Union européenne trop libérale se sont alliés à ceux qui trouvaient qu’elle ne l’était pas assez. Et bien maintenant ils n’auront plus besoin de taper sur l’Europe et ils n’auront qu’à régler leurs affaires entre eux… Ça ne va pas être triste.

Pas sitôt le référendum consommé, voilà que certains voudraient revenir dessus comme si tout cela c’était pour de rire. Il est probable qu’aujourd’hui si les Britanniques devaient revoter ça changerait la donne… L’opinion publique est versatile. Pensez, en France début 2015 les manifestants embrassaient les flics, un an après, les mêmes leur envoient des pavés sur la gueule… Va comprendre…

Il faut dire que cette campagne pour le Brexit a volé bas. Le coup de la courbure des bananes ou des concombres, il fallait quand même le trouver. Après ça on peut déplorer que les eurocrates n’aient pas pris des mesures pour limiter la connerie. Sérieux, faudrait mettre des quotas… Continue reading

Travailler moins, est-ce vivre mieux ? Le travail en question.

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La question du bac de philo cette année est simple : Travailler moins, est-ce vivre mieux ? C’est la réponse qui va être un peu plus compliquée…

Dans cette question simple, il y a deux mots ou expressions qu’il convient d’abord d’expliciter pour bien savoir de quoi on parle. Tout d’abord qu’entend-on précisément par « travailler » et ensuite qu’est ce que « vivre mieux ».

Comme de toute manière ma copie ne sera pas notée et qu’en plus, je fais un peu comme je veux, je vais donc traiter le sujet en trois temps. Dans un premier temps je vais parler du travail, dans un second temps j’aborderai la question du vivre mieux et dans un troisième temps, je discuterai de la compatibilité entre les deux. Bien sûr ça va être un peu plus long qu’une copie du bac…

Allons-y donc pour la première étape.

Les linguistes ne s’accordent pas tous sur l’origine du mot travail. Une première l’hypothèse s’appuie sur une étymologie faisant dériver le mot travailler du latin tripalium qui désigne un appareil de torture. Le travail serait donc synonyme de souffrance. Ainsi, la souffrance au travail serait un pléonasme…

Une autre hypothèse présente le mot travail comme dérivant du latin trabs qui signifie poutre et qui aurait donné entraver. Cette deuxième hypothèse ferait du travail une contrainte, une absence de liberté.

Pour d’autres, le mot travail viendrait de l’hispanique trabajo qui a donner trabajar – travailler – et qui signifierait : « tension qui se dirige vers un but et qui rencontre une résistance ». Le travail serait alors une lutte nécessaire contre l’adversité.

Bref, quelle que soit l’étymologie retenue, le travail ne serait pas une partie de plaisir. Mais, dans le temps, la notion de travail va subir quelques évolutions. Continue reading